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 De L’Eglise Armenienne


 

 

 

L’Aurore du Christianisme en Arménie.

Les Arméniens ont de belles traditions expliquant la propagation du christianisme parmi eux.

1° Parmi les païens qui voulurent se présenter à Jésus par l’intermédiaire de Philippe, il y en avait qui étaient des Arméniens. (5 Jean XII- 20-23). Ces versets de Jean se trouvent en rapport avec la tradition se rapportant au roi Abgar. Les rois d’Osroène ayant possédé une partie de l’Arménie du Sud, les Arméniens les considèrent  comme ayant été également leurs rois et prétendent par ce fait, avoir connu le Christ, même avant la dispersion des  apôtres.

2° Le fameux père de l’Eglise latine Tertullien, dans ses commentaires sur le passage bien connu des Actes des Apôtres ( X -8-11) , croit pouvoir insérer parmi les noms des premiers prosélytes celui des Arméniens.

Cette conjecture nous semble très vraisemblable : car en Arménie, comme dans tous les pays du Proche Orient, il y eut de tout  temps des colonies  juives qui furent dissoutes parmi les natifs du pays.

De toute façon, la tradition pré évangélique et pré apostolique prouve que l’Arménie, grâce à sa position géographique et politique, était bien au courant des grands évènements qui se passaient dans les pays voisins.

Si l’Asie Mineure et la Mésopotamie avaient envoyé des pèlerins juifs, des Arméniens curieux n’auraient-ils pu partir pour la ville de David afin d’assister à la fête universellement connue?

3°- La prédication apostolique :

La tradition de la plupart des églises chrétiennes rattache leur fondation à l’un ou à plusieurs apôtres. L’Eglise  Arménienne a également ses traditions, qui font remonter ses origines aux  apôtres Thaddée et Barthélemy.

L’apôtre Thaddée a été identifié avec l’un des personnages, Addeus, de l’histoire d’Abgar, rapportée par les sources arméniennes et assyriennes. La critique contemporaine  a discuté la véracité de ces récits.

La philologie a sans doute ses droits. Mais sa critique, à vrai dire, touche moins la valeur de la tradition  que la forme littéraire dont elle est revêtue. Un document tel que l’histoire d’Abgar, peut être dénué de précisions chronologiques ou historiques, ou composé à l’imitation des légendes du même genre, avec emprunt des formes  et des procédés littéraires: tout cela n’est pas de nature à nous faire renoncer au noyau de cette tradition, qui est véridique. Aussi H. Gelzer, une autorité incontestable en la matière, a raison de déclarer que les traditions relatives à l’apôtre Thaddée sont de toute évidence beaucoup plus anciennes que la légende.

La prédication de l’apôtre Thaddée est attestée par l’historien Fauste de Byzance qui a écrit l’histoire de l’Arménie du IVe siècle.

La tradition  concernant la présence de l’apôtre Barthélemy en Arménie est aussi vieille et aussi populaire que celle de Thaddée. Selon elles, le couvent d’Artaz est fondé sur le tombeau de Thaddée : il s’appelle "le Siège de Thaddée", tandis qu’on attache au nom de Barthélemy la fondation du couvent de "Hoguiatz".

Nous ne parlerons pas des autres apôtres qui sont allés  en Arménie et qui sont mentionnés par les écrivains arméniens du Moyen Age.

4°- Des témoignages latins nous apprennent l’existence des martyrs appelés " "Martyrs d’Ararat". ‘ Alishan, " ARSHALOUYS" pp. 70-71)

5°- Eusèbe fait mention de Méhroujan, évêque des Arméniens vers 260, auquel Saint  Denis d’Alexandrie a adressé une lettre sur la pénitence.

      Toutes ces données historiques prouvent que l’évangile du Christ a été prêché en Arménie dès le temps des apôtres, alors que  Notre Seigneur les instruisait : "Allez donc, enseignez toutes les nations au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant tout ce que j’ai commandé."

 

 

 

 

 

 

 


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